Les autorités guinéennes ont lancé depuis 2011, un processus de réconciliation nationale qui devrait contribuer à renforcer l’unité nationale et permettre aux citoyens guinéens de participer plus efficacement à l’oeuvre de construction nationale. Le chef de l’Etat a nommé à cet effet, deux autorités religieuses pour présider conjointement la Commission Provisoire de Réflexion pour la Réconciliation Nationale (CPRN).

La Guinée a recours dans son processus à ses partenaires du Système des Nations Unies: le HCDH, le PNUD et le Fonds de Consolidation de la Paix, en vue de bénéficier d’une assistance technique, notamment pour l’élaboration des outils méthodologiques et le cadrage technique des consultations. Un cabinet international a été recruté et mis à la disposition de la CPRN à cet effet.

L’innovation dans le processus guinéen procède avant du leadership du processus qui est assuré par le Grand Imam de la Mosquée de Conakry, Faysal Elhadj Saliou Camara, et l’Archevêque de Conakry, Monseigneur Vincent Coulibaly. Les deux leaders religieux ont la charge d’organiser les séances d’écoute des Guinéens pour proposer les mécanismes idoines pour aller vers la réconciliation.

Aussi à la différence d’autres expériences récentes en Afrique, la Guinée a pris le temps, avec ses partenaires, de suivre un processus évolutifs dans le but de préparer l’opinion à l’exercice des consultations. Ceci est d’autant plus important qu’au regard de l’histoire du pays, il est important de prendre en compte plusieurs paramètres pour assurer le succès de l’opération.